Biographie

Née en 1981 à Épinal, Emmanuelle Jay vient de publier "Plus long le chat dans la brume", journal d'une monteuse aux éditions Adespote. Son plaisir d'écrire l'a conduite à raconter son métier : le montage cinématographique. Ce goût pour les images, au sens propre comme au sens figuré, s'associe à celui pour les mots, cette écriture imagée, sensorielle, qui est au coeur de ses créations.

 

Vodka, le tout nouveau livre écrit par Emmanuelle Jay et intégralement illustré par Noémie Chust est disponible aux éditions Michel Lagarde, et en vente à la Galerie Treize-dix ( 13, rue Taylor 75010).

 

Vodka a fait l'objet d'une composition théatrale jouée à cette occasion ;

mise en scène et texte par Emmanuelle Jay / Comédiennes : Claire Chust, Joséphine Maaci et Anja Maria Zasada / Musicien : Romain Guilliou

 

Dates réprésentations : le 7 et 10 décembre à 20h30 le jeudi 15 décembre à 20h et le samedi 17 décembre à 17h et 20h30.

 

Rendez-vous sur l'évent FB de la Galerie Treize-dix

 

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Interview

 

1/ Comment est née cette « correspondance » artistique entre les deux auteurs ?
J’ai écrit quelques textes et je les ai présentés à Noémie. Nos univers me semblaient proches et Noémie a de suite répondu par de nouvelles images sur mes premières strophes. Nous étions lancées. Nous avons travaillé en parallèle, comme une sorte de conversation. Certains textes ont donné lieu à des images et certaines images m’ont données encore plus envie de jouer avec les mots.
2/ S’agit-il d’un poème amoureux, d’une incitation à consommer de la Vodka sans modération ?
Il s’agit d’une certaine manière d’un hymne à l’amour, d’un hymne au corps et au plaisir. Mais aussi d’une ode au jeu. S’amuser avec les mots, avec les sens, nos corps comme d’immense terrain de jeu. Tout mettre sens dessus-dessous. Etre ivre ! avec ou sans vodka.
3/ De la poule ou de l’oeuf, de l’image ou du texte, comment naissent les idées et s'est passée cette collaboration ?
Après coup je me dis que l’on a beaucoup communiqué mais chacune par notre langage. Moi les mots, Noémie les dessins. On s’envoyait régulièrement des choses mais parlions peu. La connexion était forte. Parfois je donnais des mots en plus de mes strophes pour exprimer des sensations à mettre en image. Noémie rebondissait et me surprenait. 
4/ Y’a t’il une correspondance évidente entre ton métier de monteuse ( cf : Plus long le chat dans la brume, journal d’une monteuse aux Editions Adespote) et ton travail d’écriture ?
Le montage étant la troisième écriture du film, on peut dire que j’écrivais déjà mais avec des images et des sons. Il me semble que mon écriture est plutôt « imagée », certainement car les images font parties de ma vie professionnelle. Mais le lien le plus direct que je puisse faire est celui de l’assemblage de mes textes et des dessins de Noémie. Là j’ai vraiment fait du montage, c’est à dire du collage. Et tout au long du travail, j’ai veillé à vivifier cette correspondance image-texte.
6/ Ce texte a donné lieu à un spectacle dans la galerie du Treize-dix. Quel a été le processus de passer du livre au live ?
Très naturellement. D’une part car cela venait d’un désir que j’avais d’entendre les textes. (L’importance du son cette fois-ci !). Et d’autres parts car Noémie a une soeur comédienne (Claire Chust) très douée. Toutes les conditions étaient présentes. Il s’agit d’une lecture jouée, mise en espace, à trois voix. J’ai toujours imaginé que ce texte ne pouvait être porté que par un coeur féminin. Il y a donc trois comédiennes pour dire, chuchoter, murmurer… Vodka.